24 Sep 2008 - 16:59:26
Il s’agit de ce manifeste signé par 343 femmes déclarant avoir avorté, en 1971, alors que c’était interdit par la loi. Vous trouverez le texte intégral ici : http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/20071127.OBS7018/?xtmc=manifestedes343&xtcr=1
A la lecture de ce texte, deux choses me frappent.
La première : personnellement, j’ai vraiment l’impression qu’elles pensent que si elles ont souffert, c’est parce-que leur avortement était clandestin et que s’il avait été pratiqué par un médecin dans un hôpital, elles n’auraient éprouvé aucune souffrance, ni physique ni morale.
A mon avis, elles font erreur. Je pense qu’elles ont souffert parce qu’elles ont avorté, tout court, et non pas (en tout cas pas seulement) parce qu’elles l’ont fait de manière clandestine. D’ailleurs, si la clandestinité était la seule raison à leur souffrance d’alors, pourquoi aujourd’hui, alors que cet acte est pratiqué depuis 33ans par des médecins dans des hôpitaux, de nombreuses femmes continuent d’en souffrir, parfois physiquement, mais surtout moralement, nourrissant des regrets, se sentant coupables etc? Si vous en doutez, aller faire un tour sur la toile, il y a des témoignages à foison dans tous les forums qui parlent d’avortement!
Je pense qu’elles se trompaient sur l’origine de leur souffrance et pensaient donc qu’en réclamant l’avortement légal et médicalisé, libre et gratuit, elles éviteraient des souffrances aux prochaines et à elles-mêmes au cas où elles auraient à nouveau recours à l’avortement. Ça explique pourquoi elles nient ainsi le syndrome post avortement et qu’on peut parfois lire à propos de femmes souffrant moralement de leur avortement légal et médicalisé qu’elles avaient forcément déjà un problème, que ça ne peut pas être que ça qui explique leur mal-être! Ben oui, puisque ces femmes pensent avoir souffert uniquement parce-que leur avortement était clandestin. Donc celles qui, contrairement à elles, on la chance de bénéficier d’un avortement légal et à l’hôpital, elles n’ont aucune raison de souffrir, par conséquent ça ne peut pas être vrai, c’est forcément une invention des vilains provie!
La deuxième : les chiffres ! 343, 27 000 000, 1 000 000, 1 500 000. Voici tout ce qu’on nous dit.
-27 000 000 : le nombre citoyennes Françaises à l’époque. Et 343 d’entres elles ayant signé ce manifeste. 343 femmes sur 27 million, vous avouerez que ça fait quand-même pas énorme. Je dirais que c’est même excessivement peu ! Je me demande combien il y aurait de signatures sur un manifeste inverse, où des femmes déclareraient n’avoir jamais avorté ! Sans nul doute beaucoup beaucoup plus !
-1 000 000 et 1 500 000: le nombre supposé d’avortements effectués annuellement à l’époque. La première chose très intéressante est de constater qu’au début du manifeste, on nous annonce que « 1 000 000 de femmes se font avorter chaque année » alors que plus tard, à la suite des signatures, on peut lire « chaque année 1 500 000 de femmes vivent dans la honte et le désespoir. 5000 d’entre nous meurent ». Donc le nombre d’avortements augmente de 500 000 entre le début et la fin de la rédaction de se manifeste! On se demande bien par quel tour de magie……Bon, on va être gentil, on va s’intéresser au plus petit des deux chiffres. Donc, d’après elles, 1 million de femmes se faisaient avorter chaque année au début des années 1970, lorsque c’était illégal, super mal vu et qu’elles encouraient la prison! Hors, nous savons de source sûre, par les chiffres de l’INED et de l’INSEE, que depuis l’entrée en vigueur de la loi Veil en janvier 2005, autrement dit, quand c’est devenu légal, médicalisé et libre, il y a chaque année en moyenne 200 000 avortements en France, soit cinq fois moins. Pour quelle drôle de raison, quand ça deviens légal, les femmes seraient cinq fois moins nombreuses à y avoir recours ? De plus, nous savons également par les chiffres officiels de l’ined et insee, qu’il y a eu en 1971, année du manifeste, 881 300 naissances vivantes. Ainsi donc, il y aurait eu plus d’avortements que de naissances. Plus de la moitié des grossesse se terminant en avortement, ça non-plus depuis l’entrée en vigueur de la loi Veil ça n’est jamais arrivé! Et si c’était vrai, la population Française aurait rapidement décliné à force d’être privée chaque année de plus de la moitié de la descendance!
Moi ce que j’en dis, le véritable nombre des avortements d’avant la loi Veil, devait être plus proche de 10 000 que d’1 million !
A la réflexion, une 3ème chose me frappe ! Cette phrase :
« Je ferai un enfant si j’en ai envie et si la société dans laquelle je le fais naître est convenable pour moi, si elle ne fait pas de moi l’esclave de cet enfant, sa nourrice, sa bonne, sa tête de Turc. »
A la lecture de ce texte, deux choses me frappent.
La première : personnellement, j’ai vraiment l’impression qu’elles pensent que si elles ont souffert, c’est parce-que leur avortement était clandestin et que s’il avait été pratiqué par un médecin dans un hôpital, elles n’auraient éprouvé aucune souffrance, ni physique ni morale.
A mon avis, elles font erreur. Je pense qu’elles ont souffert parce qu’elles ont avorté, tout court, et non pas (en tout cas pas seulement) parce qu’elles l’ont fait de manière clandestine. D’ailleurs, si la clandestinité était la seule raison à leur souffrance d’alors, pourquoi aujourd’hui, alors que cet acte est pratiqué depuis 33ans par des médecins dans des hôpitaux, de nombreuses femmes continuent d’en souffrir, parfois physiquement, mais surtout moralement, nourrissant des regrets, se sentant coupables etc? Si vous en doutez, aller faire un tour sur la toile, il y a des témoignages à foison dans tous les forums qui parlent d’avortement!
Je pense qu’elles se trompaient sur l’origine de leur souffrance et pensaient donc qu’en réclamant l’avortement légal et médicalisé, libre et gratuit, elles éviteraient des souffrances aux prochaines et à elles-mêmes au cas où elles auraient à nouveau recours à l’avortement. Ça explique pourquoi elles nient ainsi le syndrome post avortement et qu’on peut parfois lire à propos de femmes souffrant moralement de leur avortement légal et médicalisé qu’elles avaient forcément déjà un problème, que ça ne peut pas être que ça qui explique leur mal-être! Ben oui, puisque ces femmes pensent avoir souffert uniquement parce-que leur avortement était clandestin. Donc celles qui, contrairement à elles, on la chance de bénéficier d’un avortement légal et à l’hôpital, elles n’ont aucune raison de souffrir, par conséquent ça ne peut pas être vrai, c’est forcément une invention des vilains provie!
La deuxième : les chiffres ! 343, 27 000 000, 1 000 000, 1 500 000. Voici tout ce qu’on nous dit.
-27 000 000 : le nombre citoyennes Françaises à l’époque. Et 343 d’entres elles ayant signé ce manifeste. 343 femmes sur 27 million, vous avouerez que ça fait quand-même pas énorme. Je dirais que c’est même excessivement peu ! Je me demande combien il y aurait de signatures sur un manifeste inverse, où des femmes déclareraient n’avoir jamais avorté ! Sans nul doute beaucoup beaucoup plus !
-1 000 000 et 1 500 000: le nombre supposé d’avortements effectués annuellement à l’époque. La première chose très intéressante est de constater qu’au début du manifeste, on nous annonce que « 1 000 000 de femmes se font avorter chaque année » alors que plus tard, à la suite des signatures, on peut lire « chaque année 1 500 000 de femmes vivent dans la honte et le désespoir. 5000 d’entre nous meurent ». Donc le nombre d’avortements augmente de 500 000 entre le début et la fin de la rédaction de se manifeste! On se demande bien par quel tour de magie……Bon, on va être gentil, on va s’intéresser au plus petit des deux chiffres. Donc, d’après elles, 1 million de femmes se faisaient avorter chaque année au début des années 1970, lorsque c’était illégal, super mal vu et qu’elles encouraient la prison! Hors, nous savons de source sûre, par les chiffres de l’INED et de l’INSEE, que depuis l’entrée en vigueur de la loi Veil en janvier 2005, autrement dit, quand c’est devenu légal, médicalisé et libre, il y a chaque année en moyenne 200 000 avortements en France, soit cinq fois moins. Pour quelle drôle de raison, quand ça deviens légal, les femmes seraient cinq fois moins nombreuses à y avoir recours ? De plus, nous savons également par les chiffres officiels de l’ined et insee, qu’il y a eu en 1971, année du manifeste, 881 300 naissances vivantes. Ainsi donc, il y aurait eu plus d’avortements que de naissances. Plus de la moitié des grossesse se terminant en avortement, ça non-plus depuis l’entrée en vigueur de la loi Veil ça n’est jamais arrivé! Et si c’était vrai, la population Française aurait rapidement décliné à force d’être privée chaque année de plus de la moitié de la descendance!
Moi ce que j’en dis, le véritable nombre des avortements d’avant la loi Veil, devait être plus proche de 10 000 que d’1 million !
A la réflexion, une 3ème chose me frappe ! Cette phrase :
« Je ferai un enfant si j’en ai envie et si la société dans laquelle je le fais naître est convenable pour moi, si elle ne fait pas de moi l’esclave de cet enfant, sa nourrice, sa bonne, sa tête de Turc. »
Depuis quand on est l’esclave, la bonne et la tête de Turc de son enfant ? Depuis quand s'occuper de son enfant, l'aimer, en prendre soin c'est être son esclave, sa bonne, sa tête de turc?!?!? Celle qui a écrit ça a manifestement une aversion pour les enfants ! Je dirais même que ces propos sont racistes anti-enfants ! Comment la population a-t-elle pu suivre des personnes tenant des propos pareils ? Vous me direz, la population a bien suivi Bush et il y avait bien des gens pour suivre le Ku Klux Klan......
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